mercredi, 18 août 2021 20:00

Synthèse du PAD de juillet 2021

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Cette année encore, le Bureau International des Équipes Enseignantes dans le monde n’a pas pu se réunir à Paris. Une première rencontre virtuelle, tenue le 18 juillet 2021 a permis d’échanger au sujet des événements dans les différents continents et de l’École en général. La prochaine rencontre, prévue le 12 septembre, permettra d’échanger sur les Équipes Enseignantes et sur l’Église. Voici la synthèse de cette première rencontre, en français pour l’instant, les versions anglaise et espagnole viendront bientôt.

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Durant ces 2 heures d'échanges, 4 points principaux ont été retenus par les responsables continentaux :

  • La Covid 19 et ses conséquences
  • Les catastrophes naturelles

  • Des faits politiques

  • L'éducation

Nous gardons les points sur l'Église et les Équipes Enseignantes pour le prochain PAD.

I La Covid 19

Partout la Covid a provoqué décès, maladie, paralysie, peur, perte de travail, drames personnels et collectifs…

En Amérique latine, presque tout le monde a été paralysé par la peur d'être infecté, beaucoup de gens sans travail, des malades sans médicament, plusieurs pays à la recherche de l'antivirus, du vaccin pour contrer les contagions, d'autres luttant pour la vie, pour survivre, pour être bien spirituellement et mentalement, Et quelques fois de l'angoisse dans les foyers.

En Inde, la présence de nouveaux variants a déclenché une crise nationale. Il y a eu manque de lits d’hôpitaux, de réserves d’oxygène, de médicaments et même d’espace dans les morgues et les crématoriums. Nous avons perdu des proches, aimés, nous avons vu leurs souffrances, qu'ils aient été famille ou amis.

Le Sénégal connaît actuellement une troisième vague du coronavirus plus sévère. Au Togo, les déplacements hors de la localité sont réduits, ainsi que les regroupements de plus de 15 personnes depuis mars 2021.

En Europe, les plus fragiles culturellement, socio économiquement "les deuxièmes lignes, les sans travail" souffrent plus que les autres malgré les aides de l’Etat comme en France.

"On est partagé entre la peur et la confiance".

Cependant, en Amérique latine, beaucoup d'autres, sans ressentir la peur ont participé à des événements massifs, des sorties, des fêtes, des célébrations, créant de grandes vagues de contagions.

II Les catastrophes naturelles

Les catastrophes naturelles, pendant cette période de pandémie, ont rendu la vie des personnes encore plus difficile. C'est en Asie et en particulier aux Philippines, que les désastres sont les plus fréquents.

Dans d'autres continents, le changement climatique se fait sentir plus ou moins violemment.

En Europe, on constate des changements climatiques avec orages, coulées de boue, effondrements de montagnes alors qu'elle était réputée pour son climat tempéré. Ses habitants étaient protégés sans en avoir bien conscience. Les accords de Paris de 2015 ne sont pas tous respectés.

Les Honduriens ont vécu l'ouragan qui a dévasté le pays, mais ils reçoivent toujours la solidarité des brigades de médecins cubains principalement.

Au Burundi, la pluie a causé des dégâts, le lac Tanganyika et la rivière Rusizi ont débordé jusqu'à couvrir certains quartiers. Les maisons ont été démolies, les habitants d’un des quartiers ont tous déménagé. Ils vivent dans des camps dans une autre localité et encore aujourd'hui car l'eau est toujours stagnante dans le quartier.

Aux Philippines, l'année a débuté par l'éruption soudaine du volcan Taal dans la province de Batangas le 12 janvier, ce qui a causé des dépôts importants de cendres dans les provinces voisines dont la mégapole de Manille. Ceci a provoqué le déplacement de plus de 500 000 personnes vivant dans la zone dangereuse des 14km autour. Puis en mars, la pandémie a frappé le pays. Un confinement total de 3 mois a été imposé de mars à juin suivi par plusieurs modifications des quarantaines appliquées aux diverses communautés. Ceci a été suivi par encore d'autres calamités et désastres tels que tremblements de terre, cyclones tropicaux provoquant inondations et éboulements de terrain. La pandémie a encore rendu plus difficile la possibilité de rebondir et de récupérer, pour les gens affectés par ces catastrophes naturelles.

III Des faits politiques

Dans divers pays, surtout en Amérique latine et en Afrique, des élections ont été perturbées par la Covid 19, en particulier, on note des abstentions importantes.

Des événements négatifs et positifs peuvent être constatés.

  1. Points négatifs

1/ En Amérique latine

  • Mort de nombreux jeunes : Plusieurs événements ont marqué la vie et l'histoire des pays d'Amérique latine dans lesquels ils ont été choqués par la mort de nombreux jeunes.

  • Politiques criminelles : Le président Bolsonaro, au Brésil, audacieux et mal intentionné, n'a pas protégé l'Amazonie, poumon du monde. Son régime de gouvernement d'ultra-droite et des politiques criminelles ont davantage blessé et discriminé les peuples autochtones. Il dévalorise les plus pauvres.

  • Morts et disparitions : La grande Colombie a "fendu le cœur" de l'Amérique avec les événements quotidiens. Le peuple a fait une marche sur des kilomètres, à cause des nombreux morts et des disparitions. Le gouvernement du président Uribe a voulu faire taire les voix patriotiques qui cherchent de meilleures conditions de vie, l'inclusion et l'équité. Ce sont des mois d'affrontements, des personnes tuées chaque jour pour avoir manifesté, même de manière pacifique.

En Haïti, la nation qui souffre depuis longtemps, a subi l'ingérence de personnes étrangères au pays. Des prêtres et des religieuses ont été tués. Récemment son président a été assassiné.

  • Blocus américain : En Haïti, avec le problème du blocus américain, les conditions de ce pays sont plus compliquées. Que pouvons-nous faire en tant qu'EDOS du monde puisque les États-Unis ne respectent même pas les Nations Unies pour lever le blocus qui frappe cette île ?

  • Manque de démocratie : Pour la Bolivie et l'Equateur, lors de l'élection du Président, le manque de démocratie est flagrant. Le vote des citoyens n'est pas respecté. Les résultats sont vécus avec effarement. Les gagnants ne sont pas acceptés par la majorité des citoyens. En Equateur, la droite a gagné, mais l'opposition prétend que les représentants des peuples autochtones ont voté pour elle.

  • Mafia : Au Mexique lors des élections dans certaines parties du pays, il y a aussi des surprises car le parti du président Andrés Manuel López Obrador a perdu plusieurs lieux. La mafia, envahissant les villages jour après jour, plus de 60 personnes ont été tuées, beaucoup étaient candidates à des postes électifs.

Ceux qui ont envahi Haïti sont des Colombiens payés par les mafias.

2/ En Afrique

  • Terrorisme : Le Burkina Faso vit depuis un certain temps sous la menace des terroristes, avec des attaques régulières.

En Guinée, le référendum constitutionnel, contesté par l'opposition, a permis au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat à la tête du pays, Depuis ce référendum, le pays connaît une série de crises. On espère qu'un dialogue franc et sincère se mettra en place et permettra de trouver un dénouement heureux.

  • Réélections des présidents de la République après plusieurs mandats

  • Violence : suite à une plainte contre l’opposant Ousmane Sonko, par une dame d’un salon de massage, le Sénégal a connu une semaine de violences et de saccages de biens d’autrui et d’édifices publics.

  1. Des points positifs

De nombreuses personnes, dont des équipiers s'impliquent pour défendre la démocratie ou favoriser son avènement.

1/ En Amérique latine

  • Défense des peuples autochtones : De nombreux dirigeants et défenseurs des peuples indigènes, des syndicalistes, des philosophes, des enseignants, des sociologues et des personnes qui luttent pour la protection de la planète ont été tués.

Les Équipiers du continent ont participé à plusieurs conseils municipaux sur l'éducation publique dans lesquels ils ont exprimé leurs propositions pour une éducation gratuite, inclusive, équitable et de qualité, afin que personne ne soit laissé de côté. Ils incluent les peuples indigènes, leur lutte pour le respect de la vie, la culture et la participation, en particulier des Mapuches. Maintenant, avec la surprise d'une femme Mapuche les représentant dans les différentes organisations, la lutte continuera pour assurer la survie de ces peuples.

  • Changement de constitution au Chili : Le Chili est entré dans l'histoire en cherchant à changer sa constitution. Les Équipiers sont intervenus dans des dialogues éducatifs pour faire des propositions. En octobre 2021, une discussion aura lieu sur ces participations pour tous les Équipiers du continent.

  • Changement de président au Pérou : Plusieurs membres des Équipes Enseignantes ont participé au changement de Président, ce qui devrait entraîner de réelles modifications pour une société qui se veut démocratique, inclusive, avec de meilleures conditions de vie, d'éducation et de soin de l'environnement, et qui protège la vie des peuples indigènes.

2/ En Asie

  • Libération de Khaloda Zia : Après plus de 2 années en prison, la présidente du BNP (Parti nationaliste du Bangladesh) Khaleda Zia a été libérée, suite à une décision du gouvernement de réduire sa condamnation et de la libérer pour raisons humanitaires, vu son âge. Khaleda Zia était emprisonnée pour 17 ans, selon un jugement pour 2 cas de corruption.

  • Peine de mort au Bangladesh : Le 12 octobre 2020, le gouvernement du Bangladesh a approuvé la décision de peine de mort comme peine la plus élevée pour un viol, ceci parmi des vagues de manifestations anti viol dans tout le pays.

  • Cessez-le-feu au Pakistan : Le cessez-le-feu Inde-Pakistan a contribué à créer un sentiment de paix, un premier pas vers de longues routes de normalisation des relations entre les 2 pays. Cet "Accord de Cessez-le-feu" du 25 février est respecté depuis par les 2 côtés en esprit et à la lettre.

IV L'éducation

Dans tous les continents, la longue période de pandémie a provoqué des changements dans le travail des enseignants qui ont acquis de nouvelles compétences. Une grande différence s'est faite sentir entre les zones rurales et les zones urbaines. L'utilisation du matériel numérique a été massive. Le changement le plus important est l'utilisation d'outils numériques ou technologiques, qui, en raison des besoins des enseignants, ont dû mettre en œuvre de nombreuses stratégies pour maintenir la communication avec les élèves.

Chaque pays évalue les progrès, propose des solutions pour atteindre les apprentissages efficaces, et fournir gratuitement des moyens technologiques qui ont été inclus par la radio, la télévision et les outils numériques en ligne pour les enseignants et pour les quelques étudiants qui avaient internet et pouvaient se connecter.

Les parents ont été mis largement à contribution. Les parents font ce qu'ils peuvent. Les élèves ont besoin de motivation et de respect pour rester dans les institutions.

Ils font ce qu'ils peuvent. Les parents, dans leurs désirs d'obtenir pour leur enfant des diplômes ou niveaux élevés sont ceux qui font le travail que leur enfant aurait dû faire, donc ceci devient un défi pour tous les enseignants.

Dans certains pays, les classes sont toujours fermées.

Il est à remarquer que pour les étudiants (Universités, Grandes Écoles…) la période de pandémie a été particulièrement difficile, surtout sur le plan moral et psychologique.

  1. L'enseignement

La situation de crise a montré que l'enseignement pouvait être poursuivi malgré tout. En Europe, une première chose à remarquer est que, même en situation de crise, il est possible de continuer à enseigner.

Deuxièmement, par contraste, on voit plus clairement les avantages de l’enseignement traditionnel, en présence des uns et des autres, avec l’être entier orienté vers l’apprentissage, construction de soi à travers l’interaction entre professeurs et élèves, et entre les élèves eux-mêmes".

En Amérique latine, on parle de plus en plus du grand pédagogue brésilien Paolo Freire, maître de l'éducation libératrice. L'éducation devrait s'améliorer de plus en plus.

Cependant, à cause de la fermeture des écoles, les élèves, en Amérique latine, sont toujours affectés par la fermeture partielle ou totale des écoles, et des millions d'enfants n'atteindront pas le niveau minimum d'apprentissage de la compréhension et de la lecture en raison de la crise sanitaire. Il est essentiel de donner la priorité à la relance de l'éducation pour éviter une catastrophe générationnelle.

Les pays font des efforts pour atténuer l'impact des fermetures d'écoles, remédier aux pertes d'apprentissage et adapter leurs systèmes éducatifs, en particulier pour les communautés les plus vulnérables et défavorisées.

Dans plusieurs pays d'Amérique latine, le travail se fait avec des programmes de télévision et/ou de radio, des groupes whatsap de parents ont été formés pour la communication et pour envoyer des preuves du travail. Les enseignants reçoivent et concentrent l'information, ainsi ils revoient le travail et envoient des suggestions de corrections ou d'amélioration du travail. Des cahiers d'exercices ont été apportés aux élèves qui n'avaient pas de téléphone portable ou de télévision.

De nombreuses écoles n'ont pas fait la rentrée à cause de conditions minimales pour s'occuper de l'hygiène des élèves, surtout dans les populations les plus pauvres. Il a été demandé aux directeurs d'école de ne pas exiger la coopération financière des parents car beaucoup ont perdu leur emploi. Par les accords avec l'UNESCO, l'éducation est censée être gratuite et laïque dans l'enseignement public. Cependant, dans tous ces pays, beaucoup d'élèves scolarisés dans de nombreuses écoles publiques ont abandonné leurs études parce qu'ils n'ont pas les moyens de payer.

En Afrique, la scolarité n'a été que peu modifiée : l’année 2020-2021 a ouvert ses portes dans la plupart des pays au mois de novembre. Elle s’est bien déroulée et les examens sont bien programmés et commencent à être organisés. On n’a pas noté des perturbations majeures.

Au Burundi, les écoles primaires, secondaires et universités sont restées fonctionnelles.

En Guinée, l'école, qui a ouvert ses portes au titre de l'année scolaire 2020-2021 le 1er décembre 2020, évolue normalement. Les examens nationaux se dérouleront en juin- juillet.

Au Sénégal, l’année n’a pas connu beaucoup de perturbations. L’école (élémentaire, moyen, secondaire) a ouvert ses portes le 5 novembre 2020 pour les enseignants et le 12 pour les élèves. Elle doit se terminer le 14 août 2021. Mais il est difficile de respecter les mesures barrières.

  1. Les élèves

Si en Afrique, la scolarisation n'a pas été beaucoup perturbée, il est quand même à remarquer que la distanciation a eu du mal à être respectée dans des classes de plus de 60 élèves. Dans les villes, les élèves sont assis à 2 par banc au lieu de 3 précédemment où les effectifs sont pléthoriques. Aussi les élèves sont répartis en double flux. D'autres attendent pour venir à midi.

Pour les étudiants, les frais d'inscription aux différents examens, du CEPD au BTS sont annulés par le gouvernement. Les universités ont repris les cours également soit en ligne, parfois en présentiel.

Au Mexique, beaucoup de travail reste à faire pour avancer dans les programmes afin de réintégrer et faire revenir les élèves avec lesquels il n'y a pas eu de communication.

En Équateur, par exemple, 60 % des enfants et des jeunes de la campagne n'ont pas accès à Internet et il n'y a pas eu de gros efforts pour communiquer les programmes à la télévision ou à la radio.

En Asie, des élèves ont perdu tout intérêt pour l'apprentissage de connaissances.

Des questions se posent pour que l'élève s'intéresse à l'apprentissage en ligne.

  1. Les enseignants

En Europe, tous les pays marquent le changement de travail des enseignants. Dans plusieurs pays, pendant les vacances, des stages ont été proposés aux jeunes qui n’ont pas bénéficié de bonnes conditions numériques à la maison pendant le confinement. "À la maison, c'était en réalité exactement ennuyeux" a déclaré un élève le premier jour.

En Amérique latine, des réunions virtuelles sont programmées entre les enseignants pour organiser et évaluer les résultats. Ce sont les principaux changements. En utilisant surtout la technologie : internet et téléphone, de nombreux élèves ont été laissés de côté ou à la traîne, le système éducatif a pris du retard. Malgré les efforts des enseignants, la société est agitée et agacée par les enseignants qui ne fréquentent pas les écoles.

Dans certains pays d'Amérique latine, les enseignants sont très fatigués en raison du temps consacré à l'apprentissage, aux évaluations, à la concentration des données sur les élèves. Nous avons travaillé sur les aspects socio-émotionnels pour les élèves et le personnel enseignant, les enseignants sont engagés, intéressés et très attentifs aux élèves afin qu'ils ne soient pas inquiets d'être enfermés. Il y a également eu beaucoup de conseils pour les élèves sur les soins de santé, les protocoles sont faits lorsque les élèves vont à l'école. Dans certains pays, ils ne retournent pas en classe jusqu'à ce que des instructions supplémentaires soient données.

En Afrique, les enseignants sont plus chargés car, en plus de ce qu’ils faisaient, ils sont amenés à utiliser l’outil informatique, faire du télé-enseignement avec tous ses impairs. En effet, cette façon de faire ne prend pas en charge totalement les inégalités sociales. Ça peut permettre aux parents de suivre les enfants si on les associe. Beaucoup de plateformes sont en train d’être développées, pour permettre aux élèves de se prendre en charge.

Partout, les enseignants sont engagés dans l'apprentissage. En Amérique latine, nous avons vu l'aspect socio-émotionnel des étudiants. Ils ont de l'empathie pour le contexte dans lequel ils vivent. Ils sont créatifs. Ils inventent des activités pour que les élèves apprennent.

En Europe, les difficultés matérielles (ordinateur, place pour travailler) ont accentué les différences entre les élèves. L'école n'est plus dans l'école mais dans la maison. Dans certains pays des cours ont été organisés pendant les vacances d'été pour compenser un peu le décrochage scolaire pour les jeunes déjà en difficultés. Les difficultés ont encore été plus grandes pour les étudiants qui entraient pour la première fois à l'université

Si le travail des enseignants et des élèves a beaucoup changé pendant cette période de pandémie, une nouvelle méthode d'enseignement pourra être proposée. Mais le télé-enseignement ne prend pas en charge totalement les inégalités sociales. Il y a certes des avantages mais il y a aussi des inconvénients.

Les enseignants sont plus chargés que d'ordinaire. Il y a eu une grève des enseignants de 3 jours. Ils réclament une amélioration de leur condition de travail.

L'enseignement reçu par les élèves ne se fait pas uniquement par les professeurs, mais aussi par les pairs. L'acte pédagogique va au delà de la simple transmission des savoirs.

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