lundi, 18 mars 2019 21:14

Rencontre nationale 2019 et AG

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Une rencontre nationale pour progresser ensemble sur le chemin de la réflexion, et une assemblée générale statutaire annuelle...
Demandez le programme !

 RENCONTRE NATIONALE
Samedi 4 mai 2019

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE  CdEP
Dimanche 5 mai 2019


Accueil Saint-Paul
22, rue de l'Abbé Derry   92130 Issy-les-Moulineaux

 

Thème de la rencontre :
Communiquer pour entrer en relation

Avec la participation de :
Isabelle de la Garanderie, enseignante en ZEP et blogueuse
Sophie Lebrun, journaliste multimédia à "La Vie"
Henri Pflieger, jésuite

 

 

Rencontre nationale du samedi 4 mai 2019 / Questions préparatoires :
Quelle communication de CdEP avec ses divers interlocuteurs ?
Quelle qualité de relations avec les autres mouvements et associations, avec l’École, l’Église, la presse…

Comment exister, être audible, visible ? Comment attirer l’attention, intéresser la presse, les réseaux sociaux ? (Exemple : dans La Croix, à propos de la journée sur le harcèlement, un article a présenté un collège privé qui avait mis en place la méthode Pikas ; or cette méthode est également utilisée dans des établissements publics.)
Quelles formes de communication adopter (prises de position, communiqués, témoignages…) pour être remarqué, écouté, entendu ? De quels types sont les informations qui intéressent ? À qui faut-il les adresser ?

Quelle est la masse d’informations reçue par un journal quotidiennement ? Quel est le rôle de l’AFP ? Y a-t-il des filtres ? Qui fait le tri ?
Comment les journaux choisissent-ils leurs sources ? Font-ils tous du suivisme ? Ne cherchent-ils que ce qu’ils veulent trouver ? Pour les journalistes, qu’en est-il de la curiosité, de l’honnêteté intellectuelle ?


Qu’est-ce qui incite un journaliste à accepter une information qui vient d’une source qui n’est pas habituelle ? (Exemple : nous avons envoyé à plusieurs journaux un communiqué relatif aux abus sexuels dans l’Église, à la suite de la lettre du Pape François au peuple de Dieu. Il nous semblait assez pertinent ; il n’a eu aucun écho.)


Presse chrétienne et presse non confessionnelle ont-elles des éthiques différentes ?
Comment toucher les enseignants chrétiens du public ?

En vue d’une charte de prise de parole pour CdEP
Quels critères définir pour une prise de parole publique ? Sur quels sujets ? En direction de qui ? Selon quelles instances de décision ? Quels rapports entre les régions et les instances nationales ? Questions de confiance, de subsidiarité ?

Cette rencontre et la réflexion proposée s'inscrivent dans le cadre plus large du Rapport d'Orientation 2017-2019 de CdEP, et dans la continuité des travaux menés à la Rencontre-AG d'avril 2018 de Dijon et à la Rencontre d'Animation d'octobre 2018, autant de documents à consulter pour préparer cette nouvelle rencontre nationale.

 Télécharger le bulletin de présentation et d'inscription recto 
Télécharger le bulletin de présentation et d'inscription verso

Merci de faciliter le travail du secrétariat en respectant la date limite d’inscription fixée au 30 Mars 2019.

Assemblée Générale CdEP du 5 mai 2019 :
Ordre du jour :
rapport d’activité, rapport financier, rapport d’orientation, budget prévisionnel, élections au Conseil d’Administration, questions diverses.
Votes sur le rapport d’activité, le rapport financier et le budget prévisionnel.
Vous trouverez, dans la convocation à télécharger ci dessous, les modalités de vote pour l’élection au Conseil d’Administration. Pour ceux qui ne peuvent être présents, ne pas oublier de renvoyer le mandat joint à la convocation.

Télécharger la convocation à l'assemblée générale de l'association

 

 

Rencontre nationale 2019 / Compte-rendu témoignage

Les 4 et 5 mai derniers, à Issy-les-Moulineaux, une quarantaine de membres de CdEP participaient à la rencontre nationale 2019 : Communiquer pour entrer en relation. La communication a toujours été un questionnement pour l’association : Comment exister, être audible, visible ? Quelle forme de communication adopter, notamment pour toucher des jeunes enseignants ?

Les trois intervenants invités Sophie Lebrun journaliste multimédia à La vie, Henri Pflieger, jésuite en formation, anciennement professeur d’Histoire-géographie et Isabelle de la Garanderie, enseignante en Zep et blogueuse, en nous faisant partager leurs pratiques et leur conception de la communication, de manière volontairement provocatrice parfois, ont clarifié notre questionnement.

Préalablement, ils nous ont informés sur la façon de travailler des journalistes. Face à la masse d’informations qu’ils reçoivent, ils privilégient les sujets qui peuvent intéresser leurs lecteurs. Ils trouvent ensuite les ressources qui servent à développer les sujets choisis (en fonction de l’ADN du journal également), sollicitent les réseaux sociaux, envoient des messages sur Internet, ont recours à l’AFP, véritable mine pour les journalistes. Les médias sont des entreprises de presse : il faut avoir un souci économique pour que le journal vive. La curiosité est leur ADN ; leur honnêteté intellectuelle envers les lecteurs est la même que celle des professeurs à l’égard de leurs élèves. ("Les liens avec les medias", Sophie L. Extrait audio)

Pour avoir la probabilité d’avoir une visibilité dans un journal, il nous est recommandé de trouver les journalistes dans chaque média avec lequel nous voulons fonctionner et de constituer un fichier.

Les intervenants nous ont ensuite questionnés sur les liens que nous avions avec les médias. Eux ne communiquent plus que par le biais d’internet et des réseaux sociaux. Il faut sortir du schéma institutionnel et partir  dans le Far-West. Il faut accepter notre côté réseau, artisan. Le fait que les institutions dépérissent, ça nous rend libres. On écoute davantage les blogueurs catholiques. Le réseau, ça peut être très, très fort. Il faut renverser notre manière de penser. ("Tout le monde est perdu sur les modes de communication", Henri P. Extrait audio)

Avant de vouloir communiquer, un questionnement préalable est nécessaire: Qui êtes-vous ? Que voulez-vous faire ? Qui voulez-vous rejoindre ?

Construire un réseau chrétien, vivre une vraie expérience d’église, être une communauté de service ?... Avez-vous parlé de votre association avec cinq personnes de l’Enseignement Public en l’espace de six mois ?

Leurs propos un peu déstabilisants ont donné lieu à un échange très intéressant dont je me contenterai de restituer les grandes lignes. Tout d’abord l’échange s’est orienté autour de la dimension individuelle et collective des manières d’être et de faire. Nous avons été éduqués au collectif et c’est très difficile pour nous de sortir de l’institution, si critiquable soit-elle. En tant qu’enseignant, je passe de l’individuel au collectif, de l’élève à la classe. Par ailleurs, nous entendons bien la souffrance dont les intervenants nous ont fait part : « Nous sommes des blessés du collectif », qui renvoie à cette notion de provisoire qu’expérimentent beaucoup de personnes jeunes ou moins jeunes dans la société actuelle. Il faut accepter notre époque et autoriser une liberté de ton comme celle que prennent les blogueurs catholiques. La priorité de CdEP et sa force, c’est la vie d’équipe, la rencontre de l’humain.

La manière d’être catholiques, c’est d’aller où les gens sont, d’avoir la volonté de se rassembler pour échanger.

Quelle pépites semer de l’individu vers les autres ?

Les rencontres n’ont pas de prix mais retenons les convictions des trois intervenants : Les réseaux sociaux n’ont pas d’âme. Il ne faut pas s’empêcher de les utiliser ; même s’ils sont imparfaits, ils sont souvent au service des vraies rencontres. Néanmoins si nous décidons d’utiliser davantage les réseaux sociaux, prenons garde de ne pas marginaliser certaines personnes : la fracture numérique est aussi grave et importante que la fracture sociale. Les intervenants ont critiqué notre communiqué sur les abus sexuels dans l’Église qui, selon eux, n’est pas l’expression d’une parole propre de CdEP ; on n’y retrouve même pas le mot enfant. A l’avenir, efforçons-nous de mettre davantage de chair dans nos prises de parole.

Dans l’après-midi du 4 mai, un travail en ateliers, faisant écho au questionnement des intervenants, a été proposé aux participants, en vue de la rédaction d’une charte sur notre prise de parole.

1 Qui sommes-nous ?

2 Qui voulons-nous rejoindre ?

3 Quels critères pour prendre la parole ? Sur quels sujets ? En direction de qui ?

Voilà l’essentiel des réponses qui ont été apportées :

-  à la première question :

Nous sommes des chrétiens enseignant dans le public, sans l’avoir forcément choisi. Nous sommes un lieu de relecture de notre métier comme de notre foi, un lieu de formation en situation, un lieu d’échanges de nos pratiques, un lieu de ressourcement . Ce qui nous rassemble, c’est l’esprit de service, le souci des plus fragilisés. C’est l’éducation des élèves à l’esprit critique, pour en faire des êtres pensants, c’est la poursuite de l’idéal du bien commun. Suivant les générations, les choix ne sont pas dans le même ordre : formation professionnelle, formation de la foi. Aujourd’hui, la priorité, c’est d’aider les enseignants à vivre.

-  à la deuxième question :

Nous voulons rejoindre les amoureux de l’École (terme qu’il faudrait peut-être modifier ?), tous ceux qui s’intéressent à l’éducation, à la jeunesse. Rejoindre toutes les personnes à soutenir, les personnes en recherche, rejoindre d’autres partenaires, d’autres associations ponctuellement, sur une thématique précise et réfléchir à quels ponts établir avec eux. Être une force de propositions.

-  à la troisième question :

D’abord vivre. Il ne faut pas privilégier la parole publique au dépend de la vie. Accentuons le rôle du témoin : il engage le mouvement avec un espace de liberté. Ayons peut-être deux types de paroles : une parole de conviction adressée aux membres et proches de CdEP et une parole plus médiatique pour mieux nous faire connaître. Prenons la parole dans notre domaine de compétences. Étant donné la précarité et le surmenage de plus en plus d’enseignants, acceptons et accueillons les personnes qui vont et viennent dans nos rencontres de CdEP sans les culpabiliser. Mais comment faire fonctionner une structure avec des personnes qui ne s’impliquent pas durablement dans l’association ou/et ne cotisent pas. Il est plus facile de prendre la parole à titre individuel ou à un niveau régional. C’est au national à prendre des positions, à défendre l’enseignement public avant tout.

Voici comment Daniel Moulinet, notre aumônier national, a remarquablement synthétisé nos échanges. (Je ne reprendrai ici que quelques-uns de ses propos.)

1. Nous sommes l’Église en un lieu particulier ; présence d’Église totalement enfouie parfois mais pas toujours. Néanmoins, il est bon de garder un lien avec nos évêques. Ce qui ressort de nos échanges, c’est l’idée de service par rapport à ceux qui en ont besoin : enfant, jeune, enseignant, c’est la visée d’exister comme personne, de s’accomplir dans sa vocation d’homme pleinement. On constate un balancement entre la formation professionnelle et la vocation chrétienne or les deux se nourrissent. Ce qui est fondamental, c’est notre relation au Christ.

2. Nous sommes partisans d’une large ouverture comme cela a été dit ci-dessus.

3. Il faut s’emparer des codes d’aujourd’hui sans pour autant perdre notre âme. Ne nous comportons ni en prophète intransigeant ni en libéral pragmatique afin que notre parole demeure une parole chrétienne.

Notre domaine, c’est l’éducation ; nous abordons les problèmes de société en tant qu’ils touchent l’école.

On a parlé de confiance au sein des groupes, d’où la nécessité de maintenir les temps forts, les équipes au sein de CdEP.

La deuxième journée a été consacrée à l’Assemblée Générale de l’association : à la lecture successive du rapport d’activité, du rapport financier, au renouvellement du Conseil d’administration et aux votes des participants. Les résultats vous seront communiqués avec précision vraisemblablement sur le site de CdEP. .

Un petit créneau horaire a été libéré pour permettre quelques interventions, celle de Mireille qui a évoqué les difficultés rencontrées par la revue : son coût, le choix des numéros après le numéro 44 Politique de l’école, la nécessité d’étoffer voire de renouveler les membres du Comité de rédaction, celle d’Anne-Marie sur l’achèvement du numéro 43 de Lignes de crêtes Religions, école et société, celle d’Antoine sur l’éventualité d’une décatholisation suite à son article rédigé sur ce thème.

Un troisième temps en ateliers nous a alors été proposé autour des questions suivantes :

1. Refonder l’école pour l’élévation et l’intégration de chaque jeune, comment intervenir face à l’actualité ?

2. Comment se positonner en tant que chrétiens ?

3. Comment faire évoluer CdEP dans les pôles LdC, International, site ?

Les réponses à ces questions devront servir de pistes pour la rédaction du rapport d’orientation. En voici quelques-unes :

1. Nous revendiquons notre option préférentielle pour les plus fragilisés ; les plus éloignés de la réussite en raison de leurs difficultés scolaires, de leur handicap, de leur statut de migrant, de leurs difficultés à s’orienter, à se loger … sans pour autant délaisser ceux qui sont en avance.

Il nous faut gagner la confiance des parents, transformer les parents en force d’appoint.

L’enjeu de refonder l’école n’est pas uniquement pédagogique, il revêt une dimension politique.

Pour intervenir face à l’actualité, il nous faut travailler avec d’autres associations et mouvements.

CdEP est une force spirituelle pour garder le dynamisme, la confiance. Elle doit aider à être veilleur et guetteur par rapport à l’actualité.

2. CdEP n’est ni un parti politique, ni un syndicat. L’association doit aider les personnes à réfléchir, à décrypter l’ information. Elle est au service du public, du bien commun. Il faut analyser les situations, être attentifs aux mots piégés comme les mots justice, famille..., hiérarchiser les valeurs, différencier nos valeurs pour nous et pour les autres. Il est nécessaire de mettre au clair quand agir et avec qui. Efforçons-nous de promouvoir ce qui fonctionne au niveau de différents établissements par exemple pour garder une vision optimiste de la réalité.

3. Ayons le souci de rendre compte d’une diversité de situations. Accordons plus d’importance aux témoignages afin que nos communications soient plus vivantes. Nous pourrions par exemple recueillir des témoignages d’enseignants travaillant dans Erasmus . La dimension internationale étant incontournable, on pourrait envisager de rédiger des articles en plusieurs langues. Afin de mieux gérer l’articulation entre le site et la revue, on pourrait réserver des articles concis pour le site et des articles plus élaborés pour la revue.

Au terme de cette rencontre, nous nous sommes partagés à nouveau en carrefours pour réfléchir à ce qui serait à améliorer, à finaliser, à préparer au sein de l’association. Nous avons donc réfléchi sur les sessions prochaines : finalisation de la sessions des retraités qui aura lieu à Nancy en septembre, préparation de la session des actifs prévue à St Aubin les Elbeuf en août 2020 dont le thème sera Des chemins de communication pour mieux apprendre ensemble. Parallèlement, un atelier se consacrait à la communication par le biais du site et de la revue : amélioration de l’arborescence du site, réflexion sur le statut du correspondant, liens à envisager avec d’autres sites.

Ces deux journées denses et riches ont été ponctuées de temps de respiration. Nous avons fort apprécié les chants et les temps de prière qui ouvraient chaque demi-journée, la célébration eucharistique si bien animée par Jean Handtschoewercker, la soirée conviviale alliant animation cinématographique et dégustation des produits des différents terroirs !

Le bel envoi avec le chant Transmets la parole, en parfait écho avec la thématique choisie, a clos ces deux journées d’échanges et de partages enrichissants. Ces journées nous ont permis de nous requestionner sur notre identité et de nous interroger sur les meilleures formes de communication à adopter pour assurer notre visibilité et entrer authentiquement en relation. Ces temps de rencontres sont indispensables à la vie de l’association. N’hésitez pas à nous y rejoindre !

Michèle Lesquoy

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