lundi, 28 février 2022 08:56

Actualité et éducation à la paix

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En ces temps où le spectre de la guerre se réveille en Europe, il nous apparaît important de dire avec conviction l'importance de l'éducation à la paix, composante de notre mission d'éducateurs et d'enseignants.

Cette période trouble de guerre en Europe, qui nous a saisis et interloqués, ne peut que nous rappeler une mission essentielle parmi celles des enseignants qu’est l’éducation à la paix.

Dans notre métier d’éducateur et d’enseignant, centré sur le développement intellectuel, humain et affectif des enfants et des jeunes qui nous sont confiés, éduquer à la paix et à l’harmonie entre les hommes est un des pôles que nous ne devons privilégier et avoir en permanence à l’esprit, que ce soit au niveau du conflit mineur entre élèves ou d’une guerre à un échelon européen.

Nos pensées vont aux enfants ukrainiens qui vivent ce temps de guerre et sont les victimes innocentes d’évènements qui les dépassent et les maltraitent, qu’ils soient dans les abris des villes attaquées ou sur les routes de l’exil et qui paient parfois de leur vie le prix de l’agression. Nous ne pouvons oublier non plus leurs familles et leurs enseignants chargés de les protéger et de les rassurer.

Nos prières pour un retour à la paix se joignent à celles déjà exprimées par le président de conférence des évêques de France et le pape François qui nous invite à un temps de prière le 2 mars à l’occasion du mercredi des cendres, début du temps de carême.

 

Garder la paix (extraits)
Paul Bagarre, diacre et commandant de police
Indre-et-Loire

Garder la paix ne peut se faire uniquement par la contrainte et la violence. La paix entre les hommes passe nécessairement par la justice et l’équité.

« Je ne peux pas garder la paix, si je n’ai pas la paix en moi. Je ne peux pas être facteur de cohésion sociale si je suis moi-même en proie à la rancœur, au racisme, à la xénophobie. Si l’autre est pour moi synonyme “d’adversaire”, pour ne pas dire “d’ennemi”, je ne pourrai jamais le regarder comme un citoyen ordinaire qui a besoin de moi ».

Garder la paix ne peut pas consister à enfermer les populations “dérangeantes” dans des ghettos, pour permettre à ceux qui en ont les moyens, de vivre à l’aise dans de somptueuses propriétés. S’isoler à l’abri de hauts murs, s’entourer de haies touffues et infranchissables, se protéger derrière des systèmes de sécurité sophistiqués n’apportera jamais cette paix du cœur promise par le Christ au soir de la résurrection : Je vous laisse ma paix, je vous donne ma paix.

La foi dans le Ressuscité qui nous confie de porter la paix au monde ne s’expérimente pas quand tout se passe bien. Elle s’éprouve quand tout semble aller mal, quand nous avons le sentiment de nous retrouver comme le Christ, à Gethsémani. Notre espérance est alors bousculée, malmenée et elle ne peut résister que par la force de la prière : la mienne et celle des autres.

Prions-nous pour la paix ? Avons-nous l’humilité de demander à nos frères chrétiens de porter notre mission de service public dans la prière ? Si nous travaillons tout seul, nous n’arriverons à rien de bon. Mais si le Christ est avec nous, comme l’écrit saint Paul, qui pourrait nous ravir notre joie ?

Paroles sur la paix extraites de Lignes de crêtes n° 22  de mars 2014 (page 26)

 

 

© Georges Million et CdEP - 2022

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