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Equipe CdEP - Val de Marne
A la lecture du communiqué de presse de notre évêque suite au décès d’un élève du Lycée Darius Milhaud du Kremlin-Bicêtre, nous avons apprécié que celui-ci s’exprime ainsi, rappelant la dignité de chaque être humain et le difficile chemin de la tolérance .
En équipe « Chrétiens dans l’Enseignement Public » nous avons réfléchi aux façons que nous avons de juguler la violence à l’école.
Enseignants en élémentaire et maternelle, c’est tous les jours que nous devons agir pour contenir cette violence, car l’école n’est pas un sanctuaire mais déjà une société.
Et c’est dans la vie que l’on apprend la vie !
Il s’agit de trouver le moyen non-violent de ne plus être violent, et cela s’apprend.
L’humour aide à dédramatiser les situations, l’humilité de l’enseignant désamorce l’agressivité des parents , les parents doivent pouvoir reprendre leur dignité de parents.
Le respect de l’élève, du parent d’élève fait que le dialogue peut s’installer.
En récréation, réapprendre aux enfants des jeux collectifs traditionnels permet de canaliser leurs émotions.
La cohésion de l’équipe éducative structure l’élève, les groupes d’élèves. Elle rassure, ralentit la venue des problèmes. Il y a un décalage entre la violence vécue au quotidien et le passage à l’acte grave qui reste exceptionnel.
Il est important aussi de faire prendre conscience aux enfants de l’écart entre la réalité et la fiction. (jeu de catch)
Il leur faut apprendre à être ensemble en gérant les conflits avec des mots.
Les enseignants dans les zones difficiles vivent encore plus vivement cette violence ; ils déploient une énergie et une imagination sans bornes pour que l'école reste le lieu de l'écoute et du respect.
Malheureusement, jamais rien n’est acquis, le travail est sans cesse à recommencer ; il nécessite la présence d’adultes en nombre suffisant, ce qui n’ est pas souvent le cas. Le portique ne peut remplacer la présence humaine. C’est notre responsabilité collective de faire grandir ces jeunes de banlieue et d’aider des personnes, jeunes, ados, adultes, à passer de la "toute puissance", origine de bien de "bavures", au "vivre avec".
Nous approuvons les paroles de la proviseure du lycée qui appellent les jeunes à refuser la vengeance qui entraînerait la violence.
le 24 janvier 2010
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